Khadi, une héroïne positive pour la littérature jeunesse afro

Je suis Khadi de Venessa Yatch

Nous vous parlions il y a un an de Neïba, une héroïne afro-française pour la littérature jeunesse. Une nouvelle petite héroïne noire vient colorer le paysage éditorial enfantin, pour encore plus de représentativité. Il s’agit de Khadi, imaginée par l’auteure Venessa Yatch.

Pourquoi avoir inventé Khadi ?  

Venessa Yatch déplorait sa frustration d’avoir grandi sans avoir pu se percevoir de manière normale dans les livres. Ses enfants ne se sont pas non plus reconnus dans les histoires qu’elle leur lisait le soir.

Aimant écrire, elle a donc décidé de participer à la diversification de la littérature jeunesse, en créant une nouvelle série de fiction qui permettrait à des enfants noirs de s’identifier. Elle met en scène Khadi, une fillette noire qui est en classe de primaire.

Khadi, c’est beaucoup de petites filles noires, c’est peut-être votre fille, votre nièce, peut-être même vous lorsque vous étiez enfant.

Le Baobab Littéraire a pu découvrir le premier tome de la série, J’ai mal à mes cheveux, paru en 2017. Sachez qu’un deuxième opus vient de sortir cet hiver 2019, Rêve plus haut que la Tour Eiffel, sur le thème des rêves d’avenir des enfants.

Les jolis dessins aux formes douces et rondes sont de l’illustratrice freelance Haneek S., qui créé des articles de mode et pratiques de style afro-urbain.

Khadi en difficulté avec ses cheveux crépus

Dans J’ai mal à mes cheveux, Khadi doit se faire tresser par sa mère. Mais pour la première fois, elle lui avoue qu’elle ne supporte plus ses cheveux crépus. Elle ne les aime pas, et rêve d’avoir une chevelure lisse et dorée comme sa meilleure amie Lilas.

Sa mère lui explique alors pourquoi il est important qu’elle apprenne à aimer ses cheveux, qui témoignent de ses origines et de son identité, et à en faire une force et une fierté.  

Pour mettre en pratique ses dires, elle lui propose une séance de soins capillaires entre mère et fille. Durant ce moment de bonheur, de senteurs et de douceur, elle termine de convaincre Khadi de la beauté de ses cheveux.

Des messages positifs pour les enfants  

À travers la série Je suis Khadi, Venessa Yatch a pour but de transmettre des valeurs positives aux enfants. Elle raconte des histoires bienveillantes pour leur apprendre la richesse des différences, mais aussi l’estime et la confiance en soi.

Extrait.

Je décide de lui en parler :

– Maman je n’aime pas mes cheveux !
– Pourquoi, ma chérie ? me demande Maman qui me semble triste tout d’un coup.
– Parce qu’ils sont frisés, encore plus quand tu les laves ou qu’il pleut dessus, et je ne veux même pas penser à tous ces noeuds qu’il faut démêler à chaque fois. Et le pire, c’est quand ils ne sont pas coiffés, alors ils n’ont plus aucune forme.
– Et pourtant, tu possèdes une texture de cheveux magnifique, ma chérie !”

Les aventures de Khadi ne font que commencer. Venessa Yatch compte bien nous livrer d’autres histoires à messages positifs à travers le parcours de son héroïne.

Dans un post de son blog, l’auteure affirme : “Nous parlons même du troisième, du quatrième, du cinquième. La fièvre créatrice m’envahit, et je vois Khadi partout. Je sens qu’elle souhaiterait qu’on parle de certains sujets, mais même si les mots n’y sont pas toujours, je note, je suis patiente, Khadi me racontera.”  

Les deux premiers tomes de Khadi sont disponibles sur le site Afrikea. Venessa Yatch est également l’auteure d’un roman auto-édité sur Amazon, J’avais hâte de rouler vers le bonheur.

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